- 20 aout 2006 -
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* Choisir une date :
but : éviter d’organiser un fest-noz le même jour qu’un autre organisateur du secteur.
- les autres manifestations dans la commune : demander à la mairie la liste des événements prévus. Celle-ci est souvent établie un an à l’avance.
- les autres festoù-noz : 1/ sur fest-noz.net ou sur tamm-kreiz.com, rechercher aux dates pressenties, l’année précédente. A une semaine près, les organisateurs gardent souvent les mêmes dates.
- La fédération d’associations bretonnes la plus proche, s’il y a lieu, peut être de bon conseil pour choisir la bonne date. Rennes : Skeudenn, Brest : Sked, Nantes : acb, St-Brieuc : xx, Lorient : xx, quimper : Ti ar vro.
* choisir un lieu :
Le grand classique et la facilité reste l’incontournable salle omnisport, suivie de près par la salle des fêtes. Le plein air est malheureusement à réserver à la saison sèche (15 juillet-15 aout), à moins d’avoir des nerfs d’acier pour supporter le suspens…
Quelques critères quand un choix est possible :
- l’intéret principal d’un fest-noz est la pratique de la danse… Dans l’ordre indansable décroissant : sol avec des cailloux , pelouse, graviers, béton, revêtement multisport, parquet.
- la réverbération : combien de temps un son court (par exemple, claquer dans ses mains) reste-t-il audible ? Si vous avez le choix entre deux lieux, prenez celui qui a l’accoustique la moins réverbérente. Les grands plafonds de salles des sports sont la hantise des sonorisateurs.
- Préférez une salle permettant d’installer le bar à l’intérieur, pour ne pas couper danseurs et piliers de comptoir. Une ambiance réussie vaut bien un coup de serpillère…
- Les équipements de lumière peuvent également entrer en ligne de compte.
* choisir des musiciens :
L’idéal consiste évidemment à panacher un groupe tête d’affiche, des sonneurs ou chanteurs renommés, un groupe local et un couple ou duo local…
- Les festoù-noz de groupes (sans couples, duos, ou chanteurs) sont fatigants pour tout le monde : pour les danseurs, pour ceux qui ne font qu’écouter, mais aussi pour les organisateurs (les groupes sont plus durs à « gérer »!!). C’est souvent le choix d’organisateurs voulant remplir les caisses de leur association. Choix hasardeux…
- A l’inverse, le choix un peu extrème de ne programmer que des duos et des couples, ou même que des chanteurs est souvent le choix de passionés, et attire un public de qualité. On pourrait repprocher à ces manifestation leur fermeture à un public de spécialistes, mais de tels festoù-noz sont assez rares, et contrairement aux festoù-noz 100% groupes, ils permettrent de vivre des sensations fortes irremplassables (Bovel, printemps de Chateauneuf par exemple)
* choisir un sonorisateur… ou pas !!
Il s’agit parfois plus d’une tradition (au mauvais sens du terme) que d’un choix : qui dit fest-noz dit sonorisation, qui plus est sur 2 canaux (gauche-droite) uniquement. C’est pourtant loin d’être une nécessité dans de nombreuses situtations.
Sonoriser des musiciens, ce n’est pas seulement rendre leur son plus fort. C’est aussi les couper du public, déconnecter leur geste instrumental (l’accordéoniste qui se déhanche au fond à droite) et la perception auditive (un son qui sort d’une enceinte).
- Une alternative : l’amplification. Dans les festoù-noz regroupant moins de 200 personnes, les instruments les moins puissants peuvent être amplifiés (un micro et un ampli au pied du musicien) et la plupart peuvent jouer acoustique. Même les chanteurs, pour faire répondre le public par exemple, auraient parfois tout intérêt à faire confiance à l’accoustique. La sonorisation monte le niveau sonore et fait baisser l’écoute (nulle contrepétrie…).
* les conditions d’accueil
Les danseurs ne sont pas des poulets de batterie ! Sauf fest-noz à thème (« dansons les cochons » ou « bal des poulettes), contribuez à éradiquer cette plaie des festoù-noz qu’est l’ éclairage aux néons.
- Les danseurs doivent se voir sans difficulté, il ne s’agit pas de faire un éclairage de boite de nuit et de n’éclairer que la scène, comme de rares extrémistes le tentent parfois. L’éclairage violent qui équipe la plupart des salles de sport ou même de fête ne vaut pas mieux, bien qu’étant le pain hebdomadaire subi par les amateurs de fest-noz.
- L’équipement de base de la plupart des salles ne permet pas d’éclairer correctement la zone de danse et le bar, c’est un fait. Il est cependant possible de se procurer du matériel complémentaire avec le sonorisateur (s’il en a peu, utilisez le en priorité pour les danseurs, pas pour les musiciens, pour eux les néons ne sont pas génants), ou avec des artisans locaux (éclairages de chantier dirigés vers les murs ou le plafond).

Publié le 2 août, 2009 à 6:18 par Erwan Burban
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